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Onboarder un nouveau commercial events : le guide pour transmettre sans perdre en performance

Thomas LeblancFounder & CEO
Mis à jour le 6 min de lecture

Dossier de passation, accompagnement en double et premières demandes : transmettre le métier events sans prendre un calendrier pour une norme.

Sur le premier devis renvoyé, le texte a été réécrit en silence. On ne voit plus quel plancher a bougé.

Transmettre le métier d'un commercial events, ce n'est pas remplir une semaine d'accueil. C'est écrire les planchers, les agences qui traînent sur l'acompte, les salles plus étroites que le site, puis laisser la personne nouvelle voir de vraies visites avant d'envoyer un devis. Un découpage dans le temps peut aider. Personne, côté sources officielles, n'en fait une norme du secteur.

La période d'essai ne rédige pas le dossier

Service-public le dit sans détour : la période d'essai sert à l'employeur pour évaluer les compétences, et au salarié pour voir si les fonctions lui conviennent. Elle n'est pas obligatoire. Pour un cadre en CDI, la durée initiale maximale légale est de quatre mois, renouvelable une fois sous conditions. Ce cadre juridique ne décrit pas comment on passe la mémoire d'un lieu. Confondre les deux, c'est juger une prise de poste sur un délai de contrat.

Un commercial peut être encore en essai et déjà seul sur un mariage du samedi. L'inverse aussi : essai clos, mémoire du lieu toujours dans la tête du sortant. Le contrat ne règle pas ça.

Adapter au poste, ce n'est pas un diaporama

Le plan de développement des compétences, toujours côté Service-public, a pour objet l'adaptation du salarié à son poste et sa capacité à occuper un emploi. L'initiative est celle de l'employeur. Il n'y a pas de condition d'ancienneté. Autrement dit : former la personne qui arrive sur les formats, les planchers et les pièges du bâtiment n'est pas une faveur. C'est le travail d'adaptation.

On le voit souvent négligé. Le lieu a un livret, un code d'alarme, un tour des bureaux. Le commercial sortant, lui, ferme encore des options. La grille reste dans sa tête.

Ce que le livret d'accueil ne contient pas

Acas, le service britannique des relations de travail, demande de préparer l'accueil avant l'arrivée et d'envoyer un dossier sur le poste et l'organisation. Pour un domaine, une salle ou un hôtel MICE, ce dossier n'est pas le plan du parking. C'est le dossier de passation.

À y mettre, au minimum :

  • Grille par format, avec le plancher
  • Dossiers signés récents, avec une ligne sur le pourquoi
  • Dossiers perdus, avec une ligne sur le pourquoi
  • Prestataires et leurs travers (retards, dimanches refusés)
  • Modèles de mails : qualification, devis, relance, discussion de prix
  • Ce que le lieu ne cède jamais, ce qui peut porter une majoration
  • La règle du vendredi soir, quand le calendrier ne s'arrête pas
  • Qui a le droit de toucher un mariage ou un résidentiel, et à partir de quand

La saisonnalité change le rythme des demandes. Un commercial qui arrive en creux n'aura pas le même flux qu'un arrivé en mai. Le dossier doit le dire, pas le laisser découvrir en manquant trois relances.

Les premiers jours : le bâtiment

Service-public rappelle que l'employeur organise des actions d'information et de formation pour les nouveaux embauchés, au titre de la santé et de la sécurité. Cuisine, chambres froides, issues, contraintes de bruit, évacuation : ce n'est pas du folklore commercial. C'est le début de la prise de poste.

Deux visites. Une en client. Une avec l'exploitation. Les outils commerciaux attendent.

Sans ça, prenons un cas rond : vendre 180 assis dans une salle qui en tient 160 une fois les allées posées. Le devis part. L'exploitation découvre le samedi. Trop tard pour le voisinage, trop tard pour la cuisine.

En double, puis les premières demandes

Acas le dit : il n'existe pas de durée imposée. Cela dépend du poste et des besoins de l'organisation. Voici un découpage possible. Pas un barème.

D'abord, plus rien en solo

Visites, appels, discussions de prix avec un senior. Après chaque échange, un débrief court : pourquoi cette question est sortie, et pourquoi la remise a été refusée. Le délai du devis, on le recale à voix haute, pas dans un silence poli.

En parallèle, lecture des dossiers signés et des dossiers perdus. Vraiment lus. Une page par dossier. Ces notes remplacent l'année d'osmose qu'on laisse trop souvent au hasard.

Ensuite seulement, des demandes simples

Cocktail en semaine. Journée presse. AG d'entreprise sans montage acrobatique. Pas de mariage destination. Pas de trois jours résidentiels. La personne rédige. Quelqu'un qui connaît les planchers annote avant envoi. Les visites se font avec un senior muet au fond. Si le plancher saute, on prolonge le double. On n'accélère pas en filant le premier mariage du calendrier.

Plus tard, le portefeuille. Deux garde-fous : une revue hebdomadaire des demandes ouvertes, et une relecture au-dessus d'un seuil que le lieu fixe lui-même. Les comptes d'agences et les gros formats s'ouvrent quand les petits cessent de fuir. Sur les lieux qui font partir la première réponse sous une heure, la première réponse part encore sous une heure en heures ouvrées, vingt-quatre heures au plus. Cette habitude fait partie de la passation. Quand les demandes et les devis sont déjà dans un seul endroit, la lecture des dossiers perdus ne dépend plus de la boîte personnelle du sortant. C'est le cas de figure pour lequel on a conçu Joinways.

Ce qu'on arrête de compter pour faire joli

L'ancienne version de ce texte promettait des taux à la semaine. On les retire. Ils n'avaient pas de source. Le mythe d'une part fixe du savoir qui partirait avec la personne non plus : pas d'étude primaire ouverte pour le tenir.

On regarde le travail.

  • Les réponses qui partent vraiment, dans l'heure déjà traitée comme normale
  • Les devis qui tiennent le plancher
  • Les demandes devisées trop tôt, sans date, sans jauge, sans budget
  • Les visites où l'on a promis un format interdit par le plan de sécurité
  • Les règles tacites encore apprises en perdant un client

Écrire le dossier pendant que le sortant ferme encore des options. Garder les premiers jours dans la cuisine et les issues, pas dans l'outil. Laisser envoyer seulement après un refus vu de près. Le planning peut être plein : si la personne croit encore que 180 assis passent dans 160, ça ne tient pas.

Questions fréquentes

La période d'essai, c'est déjà l'autonomie ?
Non. Service-public décrit un cadre pour évaluer les compétences et laisser le salarié juger les fonctions. Ça ne rédige pas le dossier de passation. On peut être encore en essai et déjà trop seul, ou hors essai et toujours sans mémoire du lieu.
Que mettre dans le dossier de passation ?
Planchers par format, dossiers signés et perdus avec le pourquoi, travers des prestataires, modèles de mails, et les règles qu'on ne dit jamais à voix haute : ce qui ne se cède pas, le catering extérieur, une jauge interne sous le chiffre légal. On l'écrit avant l'arrivée, pas le lundi matin.
Peut-on commencer par un mariage du samedi ?
Mauvais premier dossier. On commence par des demandes simples : journée, semaine, montage déjà connu du lieu. Le mariage et le résidentiel s'ouvrent quand les petits devis tiennent le plancher sans réécriture silencieuse, et quand un refus de remise a déjà été vu de près, pas seulement raconté.
Combien de temps avant de laisser la personne seule ?
Acas le dit : aucune durée imposée, cela dépend du poste et des besoins de l'organisation. Un découpage possible : bâtiment d'abord, puis travail en double, puis demandes simples avec relecture, puis portefeuille avec revue hebdomadaire. Ce n'est pas une moyenne française, ni un jalon à coller sur l'essai.

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